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Vitesse d'un site : les 4 leviers qui comptent vraiment
Un site lent perd des visiteurs avant même d'être lu. La bonne nouvelle : quatre réglages suffisent à couvrir l'essentiel, et aucun ne demande de refonte.
#performance#seo
Pourquoi la vitesse décide à ta place
Un visiteur qui attend trois secondes est déjà en train de revenir en arrière. Google le sait, et il en tient compte dans son classement. Autrement dit : un site lent est deux fois puni, par tes visiteurs et par le moteur qui devait te les envoyer.
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Avant de toucher à quoi que ce soit, mesure. Ouvre PageSpeed Insights, colle l'adresse de ta page, note ton score mobile. C'est ton point de comparaison, et la seule façon de savoir si ce que tu fais ensuite sert vraiment à quelque chose.
1. Les images, presque toujours en cause
Sur la majorité des sites que j'ouvre, les images pèsent plus lourd que tout le reste réuni.
Le poids d'une page d'accueil que j'ai reprise le mois dernier
- Images74 %
- Police personnalisée11 %
- Widgets et statistiques10 %
- Texte et mise en page5 %
Trois gestes, dans cet ordre.
Réduis la taille avant d'envoyer. Une photo qui sort d'un appareil fait souvent 4000 pixels de large, alors qu'elle s'affiche dans un cadre de 800. Tu fais télécharger cinq fois trop de données pour exactement le même résultat à l'écran.
Change de format. Les formats WebP et AVIF donnent la même image en nettement plus léger. La plupart des outils, Canva compris, proposent l'export en WebP dans leur menu de téléchargement.
Laisse la page charger en différé ce qui se trouve plus bas. Les visuels que personne ne verra sans faire défiler n'ont aucune raison d'être téléchargés tout de suite. C'est une case à cocher dans WordPress, et un comportement par défaut chez la plupart des créateurs de sites.
Un dernier détail, invisible mais coûteux : une image dont la place n'est pas réservée fait sauter la page pendant le chargement. Le texte se décale sous le doigt au moment où on allait cliquer. Si ta page sautille, c'est le signe que ton outil ne réserve pas cette place, et ça se règle presque toujours dans ses réglages d'images.
2. Les polices
Une police personnalisée doit être téléchargée avant que le texte s'affiche. Tant qu'elle n'est pas arrivée, la lectrice regarde une page vide.
Deux règles suffisent. Limite-toi à deux polices et à deux ou trois épaisseurs : chaque variante, chaque italique est un fichier de plus. Et cherche dans les réglages de ton créateur de site l'option qui affiche une police de secours pendant le chargement. Le texte apparaît tout de suite, quitte à changer d'apparence une seconde plus tard. C'est toujours mieux qu'un écran blanc.
3. Ce que tu as branché sans y penser
Chaque widget, chaque bandeau, chaque outil de mesure est un aller-retour de plus avant que la page s'affiche. Le flux Instagram, la bulle de discussion, le compteur d'avis, le pixel d'une campagne publicitaire arrêtée depuis six mois.
Fais la liste de ce qui est branché sur ta page d'accueil et pose une seule question à chaque ligne : est-ce que ça rapporte plus que ça ne coûte ? Sur la moitié des sites que je reprends, cette question fait tomber deux ou trois éléments dans la journée.
4. Le cache
Ton logo ne change pas entre deux visites. Il n'a donc aucune raison d'être retéléchargé à chaque fois. C'est exactement le rôle du cache : le navigateur garde une copie des fichiers qui ne bougent pas, et la réutilise à la visite suivante.
Chez la plupart des hébergeurs et des créateurs de sites, c'est réglé tout seul, ou ça tient dans une case appelée "cache" ou "performance". Vérifie simplement qu'elle est cochée. Si tu es sur WordPress sans rien de tel, une extension de cache fait le travail.
Ce que ça change
Ces quatre leviers font passer la plupart des sites d'un score mobile autour de 40 à quelque chose entre 80 et 95. Le reste relève du réglage fin, avec un rapport effort sur gain nettement moins bon.
Si tu ne fais qu'une seule chose : reprends tes images. À elles seules, elles expliquent presque toujours la plus grosse part de l'écart.
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