fiche 05·Marketing··5 min
La page "Mes offres" : les 7 blocs qui la font vendre
Ta page d'offres n'a pas besoin d'être belle. Elle a besoin d'être ordonnée : sept blocs, dans l'ordre des questions que ta visiteuse se pose, et un seul bouton pour y répondre.
#conversion#offre
Une page d'offres ne se lit pas, elle se traverse
Presque personne ne lit ta page d'offres en entier. On la descend vite, on s'arrête sur trois ou quatre endroits, et on décide. Elle n'a donc pas besoin d'être belle. Elle a besoin d'être rangée dans l'ordre des questions que ta visiteuse se pose.
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Ces questions sont presque toujours les mêmes, et dans cet ordre. C'est quoi ? Est-ce que ça parle de moi ? Qu'est-ce que je reçois exactement ? Est-ce que ça marche ? Combien ? Et si ça ne va pas ? Bon, je fais quoi maintenant ? Sept questions, sept blocs.
Avant de lire la suite, ouvre ta page actuelle et compte les liens et les boutons qui mènent à des endroits différents : formulaire, page tarifs, Instagram, "prendre rendez-vous", "en savoir plus". Note le chiffre, on y revient à la fin.
Blocs 1 et 2 : la promesse, puis le problème
La promesse tient en une phrase, visible sans faire défiler. Elle dit pour qui, quel résultat, sous quelle forme. "Un accompagnement pour révéler ton potentiel" ne dit rien. "Six semaines pour lancer ta boutique en ligne, même sans compétence technique" dit tout.
Le bloc suivant reformule le problème mieux que ta visiteuse ne le formulerait elle-même. Pas ses émotions, sa situation : ce qu'elle a déjà essayé, le moment de la semaine où ça coince, la phrase qu'elle répète à son entourage. Trois à cinq lignes suffisent. Le but est qu'elle pense "c'est exactement ça", jamais qu'elle se sente jugée.
Le matériau existe déjà : tes appels découverte, tes messages privés, les mails de tes clientes. Recopie leurs mots, pas les tiens.
Bloc 3 : ce que contient l'offre
C'est le bloc le plus souvent raté, parce qu'on y met des adjectifs à la place des livrables. Une cliente n'achète pas "du sur-mesure" : elle achète un nombre de séances, un format, une durée, un délai.
Écris ce qu'elle reçoit, ce qu'elle fait, et ce qui n'est pas inclus. Cette dernière ligne fait plus pour la confiance que trois paragraphes de valorisation.
| Ce qu'on écrit souvent | Ce qu'il faudrait écrire |
|---|---|
| Un accompagnement sur mesure | 6 séances d'1 h en visio sur 3 mois |
| Des visuels professionnels | 12 visuels carrés, livrés en 10 jours |
| Un site qui te ressemble | 5 pages, rédaction incluse, en 4 semaines |
| Je t'aide à clarifier ton offre | Tu repars avec ta page rédigée |
| Tarif sur devis | À partir de tel montant, et ce qui le fait varier |
| En savoir plus | Réserver un appel de 20 minutes |
Bloc 4 : la preuve
Un témoignage qui dit "super expérience, je recommande" ne prouve rien. Un témoignage utile raconte un avant, un après, et lève une objection au passage.
Pour l'obtenir, pose trois questions à tes clientes : où tu en étais avant, qu'est-ce qui t'a fait hésiter, qu'est-ce qui a changé concrètement. Tu récupères des phrases utilisables telles quelles.
Tu débutes et tu n'as rien ? Une capture d'un livrable, un avant/après visuel, un mini cas en cinq lignes font le travail. Et place ce bloc juste après les livrables, pas en bas de page : c'est là que le doute arrive.
Bloc 5 : le prix
Affiche-le. Une page sans prix ne protège pas ta valeur, elle te transfère le travail de tri : tu passes des appels avec des personnes qui découvrent le montant à la fin, et qui repartent.
Quand ce n'est vraiment pas possible (chantiers sur mesure, missions longues, appels d'offres), tu as trois solutions honnêtes :
- un plancher : "les projets démarrent à tel montant" ;
- une fourchette, avec les deux ou trois facteurs qui la font bouger ;
- un budget d'exemple : un projet type, son périmètre, son montant.
Ce qu'il ne faut pas faire, c'est terminer sur "tarif sur demande" sans aucun repère. Ta visiteuse ne demande pas, elle ferme l'onglet.
Précise aussi ce qui est inclus, ce qui ne l'est pas, et le paiement en plusieurs fois si tu le proposes.
Bloc 6 : les objections, une par une
Liste les quatre à six phrases qui reviennent vraiment dans tes appels. "Je n'ai pas le temps", "et si ça ne marche pas pour moi", "pourquoi pas quelqu'un de moins cher", "je ne suis pas assez avancée".
Une question en sous-titre, deux ou trois lignes de réponse. Et réponds pour de vrai, y compris quand la réponse est non. Une ligne du type "ce n'est pas pour toi si tu cherches un résultat en deux semaines" rassure plus qu'elle ne fait fuir, et t'évite des rendez-vous qui ne mènent nulle part.
Bloc 7 : un seul appel à l'action, répété
Sur la majorité des pages d'offres que j'ouvre, je compte quatre ou cinq actions différentes : un formulaire, un lien vers les tarifs, un "écris-moi sur Instagram", un menu complet en haut. Chaque choix supplémentaire est une occasion de ne rien choisir.
Un seul geste possible, donc. Le même verbe partout, le même bouton, répété trois fois : après la promesse, après la preuve, après les objections. Et aucun lien concurrent à côté du bouton.
Ce que ça change
Une page construite comme ça ne convainc pas mieux : elle empêche moins. Elle répond aux questions au moment où elles se posent, et elle ne propose qu'une seule sortie.
Si tu ne fais qu'une chose, reprends le chiffre que tu as noté au début et ramène-le à un. Ensuite seulement, remplace tes adjectifs par des livrables.
Entre ton adresse pour réagir.